Alcune leader del femminismo e del lesbismo francese si dichiarano contrarie a leggi che prevedano la gestazione di bambini per coppie gay. «La gestation pour autrui donne la possibilité aux hommes de disposer du corps des femmes pour satisfaire un "droit à l'enfant" que nous récusons. Comment un gouvernement progressiste pourrait-il cautionner la création d'un marché des ventres au nom d'un "droit à l'enfant" qui n'existe pas et qui ne doit pas exister?» (da Yvette Roudy, Thalia Breton, Carine Delahaie, Carine Favier, Amandine Miguel, Catherine Morin Le Sech, Sabine Salmon, Olga Trotiansky)

- Scritto da Redazione de Gliscritti: 30 /06 /2013 - 14:19 pm | Permalink
- Tag usati: ,
- Segnala questo articolo:
These icons link to social bookmarking sites where readers can share and discover new web pages.
  • email
  • Facebook
  • Google
  • Twitter

Riprendiamo da Le monde dell'11/12/2012 un brano dell'articolo Le "mariage pour tous" doit s'ouvrir à la procréation médicalement assistée, firmato da Yvette Roudy, Thalia Breton, Carine Delahaie, Carine Favier, Amandine Miguel, Catherine Morin Le Sech, Sabine Salmon, Olga Trotiansky, nel quale le autrici dopo aver chiesto che la procreazione medicalmente assistita sia garantita tramite donatori anonimi alle coppie lesbiche si dichiarano fermamente contrarie all'utero in affitto.

Il Centro culturale Gli scritti (23/6/2013)

[Nella prima parte dell'articolo le autrici chiedono che alle coppie lesbiche sia riconosciuta per legge la procreazione medicalmente assistita con l'aiuto di donatori anonimi maschili. Poi proseguono:]

Nous ne pouvons accepter, comme nous le constatons aujourd'hui, que pour écarter la procréation médicalement assistée (PMA) soient utilisés les fallacieux amalgames entre PMA et GPA (gestation pour autrui ou "mères porteuses").

GPA N'EST PAS UNE "PMA POUR GAYS"

PMA et GPA ne sont pas le pendant l'une de l'autre, ou, comme certains se plaisent à le dire, la GPA n'est pas une "PMA pour gays". La GPA n'est pas une forme de procréation médicalement assistée: les lobbies pro-GPA entretiennent cette confusion à dessein.

Si l'insémination artificielle et la fécondation in vitro relèvent de la PMA, ce n'est pas le cas de la GPA qui correspond à une industrie de "location des ventres" et de commerce d'ovocytes. La GPA donne la possibilité aux hommes de disposer du corps des femmes pour satisfaire un "droit à l'enfant" que nous récusons.

Parce que la demande fait l'offre, la GPA est aussi une question économique, au centre de toutes les inégalités: domination des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres, des pays du Nord sur les pays du Sud.

Comment un gouvernement progressiste pourrait-il cautionner la création d'un marché des ventres au nom d'un "droit à l'enfant" qui n'existe pas et qui ne doit pas exister?

PMA et GPA ne relèvent donc pas de la même logique. Il est tout à fait possible d'autoriser l'une sans accorder l'autre. La liberté ne peut être synonyme de progrès que si elle garantit l'égalité avec la même force: ce que permet la PMA, ce qu'empêche la GPA.

La première relève de l'égalité des droits entre les couples; la seconde implique la marchandisation du corps des femmes et ne saurait constituer une réponse à un désir d'enfant.

Le rôle du gouvernement n'est pas d'éviter ces débats, mais de les porter pour bâtir une société faite de liberté et d'égalité pour toutes et tous. Le gouvernement doit maintenant faire preuve de courage en élargissant la PMA aux couples de femmes et en confirmant l'interdiction de la GPA.

Yvette Roudy, ancienne ministre des droits de la femme et fondatrice et présidente d'honneur de l'Assemblée des femmes;
Thalia Breton, porte-parole d'Osez le féminisme!;
Carine Delahaie, rédactrice en chef de Clara Magazine;
Carine Favier, présidente du Planning familial;
Amandine Miguel, membre du Conseil d'administration d'Osez le féminisme!;
Catherine Morin Le Sech, coprésidente de la Coordination lesbienne en France;
Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires;
Olga Trotiansky, coordination française du Lobby européen des femmes.